L’olivier, fidèle compagnon des jardins méditerranéens et emblème de résilience, ne tolère pas toutes les interventions sans conséquence. Tailler ses branches est une chose. Tailler ses racines en est une autre, souvent source de doutes, entre nécessité d’aménagement et peur de fragiliser l’arbre. Les racines de l’olivier jouent un rôle fondamental, tant sur sa santé que sur sa stabilité et sa productivité. Dans un contexte où les collectivités et les particuliers doivent parfois déplacer, rempoter ou contenir les racines devenues envahissantes, il s’agit de distinguer ce qui est réalisable sans prendre de risques majeurs pour l’arbre. Maîtriser les bonnes pratiques, connaître les périodes à privilégier, détecter les signes de faiblesse et considérer les alternatives plus douces permettent d’allier respect de l’olivier et contraintes du quotidien. Avant d’engager scie ou bêche, un détour par le fonctionnement du système racinaire, mais aussi les méthodes testées par les professionnels, s’impose.
| ✅ Points clés |
|---|
| Comprendre le système racinaire de l’olivier avant d’intervenir pour limiter les risques 🌳 |
| Ne jamais couper plus de 25 % des racines lors d’une opération ✅ |
| Intervenir au printemps ou à l’automne, loin des périodes de chaleur ou sécheresse extrême ⏱️ |
| Choyer le sol après intervention : drainage, arrosage raisonné et paillage adaptés 🌱 |
| Favoriser les solutions douces : taille des branches, mycorhizes, barrières anti-racines 🪴 |
Peut-on tailler les racines d’un olivier sans danger ? Les règles d’or à connaître
Le volumineux système racinaire de l’olivier fonctionne comme la pièce maîtresse d’un puzzle vivant. Principalement développé en surface, il s’étend parfois bien au-delà des branches visibles. L’enjeu lorsqu’on taille les racines est de ne pas compromettre sa capacité à s’ancrer et à s’hydrater. Chez un olivier adulte de dix ans, les racines peuvent parcourir un diamètre de dix mètres et plonger à plus d’un mètre et demi. Or, la part la plus fragile – environ 70 % des racines fines – se trouve dans les vingt premiers centimètres du sol. Celles-ci absorbent l’eau, les nutriments et, indirectement, protègent l’arbre des chocs climatiques.
Le stress engendré par une coupe est double : hydrique et mécanique. Si plus du quart du système racinaire disparaît, l’olivier perd sa stabilité, peine à assurer la circulation de la sève, et devient sensible aux vents, maladies et sécheresse. L’expérience des arboristes alimente une règle d’or : ne jamais prélever plus de 25 % de racines en une seule fois. Dépassé ce seuil, le taux de reprise chute, même chez les sujets vigoureux.
Les conséquences évidentes d’une taille excessive ? Jaunissement du feuillage, branches qui sèchent, arbres qui vacillent lors d’un orage. Les racines coupées proches du tronc (moins de huit fois le diamètre du tronc) fragilisent la charpente naturelle. À l’opposé, une coupe superficielle (moins de 10 % de racines) réalisée hors période de stress climatique est généralement bien tolérée, car l’arbre dispose de réserves pour produire de nouvelles racines.
- 🌳 Toujours observer l’état du feuillage et du tronc avant de tailler une racine
- 👀 Privilégier printemps et automne pour sécuriser la coupe (énergie de repousse maximale)
- 💧 Ne tailler qu’en dernier recours, après avoir envisagé la taille des branches ou la pose d’une barrière anti-racines
- 🪴 Surveiller les racines à proximité des canalisations, des fondations, ou des terrasses
Cette vigilance permet à la fois de protéger l’arbre et d’anticiper les interventions à risques, ce qui limite l’impact écologique et patrimonial. La clé : chaque geste sur les racines doit être pesé, jamais fait à la légère.

Situations où tailler les racines de l’olivier devient nécessaire
Certains contextes obligent les propriétaires ou jardiniers à intervenir : racines qui lèvent des dalles, dessinent des fissures dans un sol, ou saturent un bac devenu trop exigu. Les spécialistes distinguent quatre cas principaux : le rempotage, la transplantation, la gestion de racines menaçantes sous des structures, et l’élimination de racines malades.
Prenons l’exemple d’une famille résidant en Alsace, souhaitant repositionner son olivier suite à des travaux d’extension. Après une analyse de la motte, les jardiniers décident de prélever l’arbre avec une motte large, limitant la coupe à quelques racines latérales. Cette méthode, validée par de nombreux pépiniéristes, permet à l’olivier de « digérer » le stress lié à la transplantation. Même logique pour l’olivier en pot dont les racines tournent en rond : plutôt que de couper brutalement, mieux vaut tailler progressivement lors du rempotage.
Quand il s’agit de racines abîmées par une maladie, la règle reste la même : viser la coupe nette, désinfecter les outils, puis renforcer le terrain avec du compost et un arrosage adapté. Installer une barrière anti-racines évite aux jeunes pousses de revenir provoquer des dégâts sur la terrasse ou la maison. Pour les grandes propriétés, certains choisissent de renforcer la protection sociale de leur personnel de jardin grâce à la déclaration via Pajemploi et la prise en charge d’une partie des frais par la Caf ou un allègement de cotisations via l’Urssaf : une démarche qui professionnalise l’entretien des espaces verts et limite les erreurs de manipulation.
| 🎯 Cas de figure | Objectif de la coupe | Bon réflexe |
|---|---|---|
| Rempotage | Éviter l’asphyxie dans un pot saturé 🪴 | Limiter la coupe à 20–25 %, changer le terreau |
| Transplantation | Déplacer l’arbre sans le stresser 💧 | Extraire une motte large, arroser abondamment |
| Protection d’un ouvrage | Éviter les dégâts de surface 🚧 | Coupe ciblée + pose d’une barrière anti-racines |
| Racines malades | Stopper la progression du problème 🦠| Coupe propre, outils désinfectés, amendement |
En abordant la coupe racinaire comme une réponse technique à un besoin clair, et non comme une routine, il devient possible de conjuguer aménagement du jardin et respect du patrimoine végétal.
Méthode sécurisée : comment couper les racines d’un olivier sans l’affaiblir ?
Lorsqu’aucune alternative ne s’impose et que l’intervention s’avère inévitable, un protocole précis optimise la reprise de l’arbre. Première étape : le choix du moment. L’idéal reste le printemps ou l’automne, deux saisons où l’olivier dispose de ressources pour émettre de nouvelles racines. À bannir : les périodes de canicule, de sécheresse ou de gel prolongé.
Avant la coupe, l’observation prime. Un arbre en faiblesse (feuillage terne, rameaux desséchés) ne doit jamais subir d’intervention lourde. Pour évaluer la distance de coupe par rapport au tronc, multipliez le diamètre du tronc par huit. Exemple : un tronc de 12 cm implique de ne pas couper à moins de 96 cm du centre. Cette distance préserve les racines structurantes. La règle des 25 % s’applique aussi en volume total : mieux vaut répartir deux petites coupes sur deux années, plutôt qu’un seul prélèvement massif.
L’outillage se doit d’être irréprochable : sécateur bien affûté, scie égoïne propre, passage à l’alcool ménager entre chaque coupe pour limiter la transmission d’agents pathogènes. Les coupes nettes en biseau réduisent la surface en contact avec le sol, favorisant une meilleure cicatrisation et évitant la stagnation de l’eau.
- 🔪 Observer, délimiter, couper net à 45 °
- ⛏️ Reboucher avec un mélange terre/compost, jamais de terre seule
- 💦 Arroser généreusement juste après, puis maintenir un sol légèrement humide
- 🌾 Installer un paillage végétal pour stabiliser l’humidité et nourrir la vie du sol
- ✂️ Envisager une taille légère du feuillage (moins de branches = moins d’exigences en eau)
| Étapes clés | Conseils pratiques | Risques à éviter |
|---|---|---|
| Observation de la santé | Travailler sur un arbre vigoureux | Ne jamais couper un olivier déjà affaibli 💔 |
| Délimitation de la coupe | 8 x diamètre du tronc minimum | Pas de coupe proche du collet |
| Soins post-coupe | Paillage, arrosage contrôlé, apport organique | Éviter les engrais chimiques forts |
| Suivi hebdomadaire | Feuillage, humidité du sol, stabilité | Laisser le sol longtemps asphyxié ou détrempé |
À chaque étape, le suivi doit durer plusieurs semaines, voire toute la saison suivant la coupe : ajustement de l’arrosage, surveillance aérienne de l’arbre, et limitation des autres stress. Ce protocole maximise les chances de réussite, tout en réduisant l’apparition de maladies racinaires.
Réussir la reprise : soins et gestes à appliquer après la taille des racines
L’intervention terminée, la phase la plus délicate commence : il convient d’accompagner l’olivier lors de sa convalescence. L’arrosage, en particulier, demande une vigilance accrue : l’excès, comme le défaut d’eau, nuit à la cicatrisation. Il est conseillé d’arroser localement à la base du tronc sans mouiller le feuillage pour éviter le développement de champignons. Un arrosage une à deux fois par semaine, ajusté selon la météo, reste la meilleure formule.
Le paillage, nombreux l’oublient, réduit fortement le stress hydrique : il protège le sol du dessèchement et enrichit progressivement la terre en humus, stimulant ainsi l’activité microbienne bénéfique. En complément, l’apport d’un engrais organique doux complète l’équilibre minéral sans brûler les racines nouvelles. La taille du houppier (cime de l’arbre), raisonnable, égalise les besoins entre le sous-sol et la partie aérienne : moins de branches, moins de feuilles à nourrir.
- 💧 Arroser au pied, jamais sur les feuilles pour éviter maladies cryptogamiques
- 🍂 Installer 5 cm de paillage végétal, en laissant 5 cm d’espace autour du tronc
- 🌱 Engrais organique : compost, lombricompost ou fumier bien mûr
- ✂️ Taille douce du houppier hors période de chaleur extrême
Un exemple concret : suite à un rempotage musclé dans un quartier résidentiel de Strasbourg, un olivier montre en trois semaines un regain de vigueur et un feuillage à nouveau brillant, preuve que les protocoles doux autorisent la cicatrisation efficace même après une intervention invasive. Apporter du mycorhize lors du soin post-coupe accélère souvent la formation de nouvelles racines et la récupération de l’arbre.
| Action post-coupe | Bénéfice | Conseil clé |
|---|---|---|
| Arrosage contrôlé 💦 | Limite le stress, favorise la repousse | Adapté à la météo, sans excès |
| Paillage végétal 🌾 | Stabilise l’humidité, nourrit le sol | Ne jamais enfoncer contre le collet |
| Taille du houppier ✂️ | Réduit la demande hydrique | S’effectue juste après la coupe racinaire |
| Engrais organique 🌱 | Nourrit en douceur | Privilégier naturel, éviter NPK chimique |
Chaque geste, du sol au feuillage, prépare l’olivier à une saison de transition sans compromettre sa productivité ni ses racines à long terme.
Alternatives à la coupe : barrières, sols vivants et mycorhizes pour protéger l’olivier
La meilleure solution reste souvent celle qui évite l’opération de coupe. Lors de la phase de conception ou de rénovation, installer une barrière anti-racines permet de rediriger la croissance des racines loin des surfaces sensibles (terrasses, fondations). Les équipements modernes, souples et résistants, se posent facilement et s’intègrent dans la trame du jardin sans nuire à la croissance de l’arbre.
L’amélioration du sol influe considérablement sur le comportement racinaire. Mélanger compost, terre végétale et sable facilite un enracinement vertical au lieu d’envahir les abords des constructions. Les paillages organiques (écorces, feuilles) activent la vie microbienne, limitant les besoins de taille en amont. Le recours aux mycorhizes, champignons bénéfiques associés aux racines, maximise la captation d’eau et de minéraux tout en ralentissant la croissance en surface.
- 🌍 Barrière anti-racines : film spécial posé autour des espaces à protéger 
- 🪨 Amendement du sol : compost mûr, sable pour le drainage 
- 🍄 Mycorhizes : à inoculer lors du rempotage ou transplantation 
- 🚪 Réflexion d’implantation : planter les oliviers à distance suffisante (1,5 m) des murs 
Pensez également à l’impact administratif : la gestion formelle du personnel de jardin avec un bulletin de salaire normalisé ou via Pajemploi garantit la prise en charge des accidents éventuels lors de travaux lourds, tout en ouvrant droit à des dispositifs d’aide à la garde d’enfants ou à la récupération des charges, parfois accessibles via la Caf et l’Urssaf.
| Option d’aménagement | Objectif visé | Exemple d’application |
|---|---|---|
| Barrière anti-racines 🚪 | Éloigner les racines des structures | Protection terrasse ou allée carrossable |
| Amendement sol 🪨 | Éviter la compaction racinaire | Mélange terre, sable, compost sous la motte |
| Mycorhizes 🍄 | Booster l’absorption et la résilience | Ajout lors du rempotage ou plantation en pleine terre |
| Placement réfléchi | Limiter l’entretien futur | Planter à plus de 1,5 m des constructions |
En misant sur des interventions préventives, les passionnés de jardinage ou d’habitat durable évitent des dommages coûteux et garantissent à l’olivier la longévité paisible qu’il mérite.
Peut-on tailler les racines d’un olivier sans le mettre en danger ?
Oui, à condition de ne pas dépasser 25 % du volume des racines enlevé lors d’une intervention, de couper à bonne distance du tronc, et d’assurer un suivi attentif de l’arrosage et du sol après la coupe.
Quelle période privilégier pour tailler les racines d’un olivier ?
Le printemps (avril–mai) et le début d’automne (septembre–octobre) sont les périodes les plus appropriées, permettant une meilleure cicatrisation et une reprise active de la croissance racinaire.
Quels sont les signes qu’une coupe racinaire a été trop sévère ?
Un jaunissement rapide du feuillage, la perte importante de feuilles, certains rameaux qui sèchent ou un arbre qui penche signalent une intervention trop brutale et imposent d’alléger la ramure et de soigner le sol.
Existe-t-il des alternatives moins risquées à la coupe des racines ?
Oui : pose de barrières anti-racines, amélioration du sol, inoculation de mycorhizes, ou encore déplacement raisonné de l’arbre sont des solutions à privilégier avant de toucher au système racinaire.
La gestion administrative (Pajemploi, Caf, Urssaf) a-t-elle un impact sur l’entretien des oliviers ?
En faisant appel à un salarié déclaré pour la garde du jardin ou l’entretien des arbres, on bénéficie d’une meilleure protection sociale, d’aides à la récupération de charges, et d’allègements de cotisations via Pajemploi, la Caf ou l’Urssaf, offrant ainsi un cadre de travail sécurisé et professionnel pour les interventions sensibles.

Tailler les racines d’un olivier, c’est un vrai dĂ©fi. Les bonnes pratiques sont essentielles !
Merci Camille, cet article m’Ă©claire sur l’entretien des oliviers, particulièrement sur la taille des racines.